Et vous, êtes-vous flexitarien ?

January 14, 2019

Parti du constat que nous mangeons trop de viande pour notre santé et celle de la planète, un compromis fut trouvé afin de satisfaire à peu près tout le monde. Le flexitarisme permettrait d’avoir un mode de vie plus sain, sans pour autant se priver définitivement de viande, de poisson ou autres plats pas très respectueux de l’environnement.

 

Si vous doutez encore un peu, laissez-vous convaincre en lisant cet article qui va vous aider à passer le cap sans même vous en apercevoir ! Et qui c’est, vous participerez peut être, à votre tour, au fameux « meatless Monday »…

 

 

 

C’est Lundi, c’est « veggie »

(prononcer  "g" comme dans  "végétaux" ou "végétarien.")

 

La France compte parmi les pays où l’on consomme le plus de produits d’origine animale. Cette surconsommation aggrave la situation des animaux. Sans compter les effets nocifs pour l’environnement, la santé, et la contribution de ce modèle alimentaire au problème de la faim.

 

 

C’est pourquoi un nombre croissant de personnes souhaite réduire significativement sa consommation de viande : c’est ce que l’on appelle le flexitarisme. On remplace alors les protéines d’origine animale par des protéines végétales, que l’on trouve par exemple en abondance dans les céréales et les légumes secs.

 

Si chaque mois de janvier est l’occasion de prendre de bonnes résolutions, pourquoi ne pas inclure à celles-ci la réduction de notre consommation de viande et de poisson ? 

 

 

 

En 2019, devenez végétarien une fois par semaine  vous aussi : supprimez la viande et le poisson de votre menu.

 

C'est en tout cas, ce à quoi viennent de s'engager 500 personnalités (artistes, scientifiques, sportifs, acteurs, philosophes, etc) Parmi les signataires, on retrouve Matthieu Ricard, Juliette Binoche, Isabelle Adjani ou encore Yann Arthus-Bertrand qui s’engagent personnellement, à partir du lundi 7 janvier, à adopter, de manière hebdomadaire, un régime végétarien et qui signent un appel pour un "lundi vert" dans une tribune du Monde.

 

Ces personnalités rejoignent ainsi le mouvement "meatless Monday" qui existe déjà dans une quarantaine de pays

Ce mouvement est issu du "meat free monday" anglo-saxon et US pour le lundi, et de l'initiative du "jeudi veggie" mise en œuvre par  l'association végétarienne de France (AVF) et l'association L214 pour le jeudi.

 

 

Alors CAP OU PAS CAP ?

 

Respect des animaux, respect de la planète et soin de sa santé : les raisons pour manger moins de viande ne manquent pas. Serez-vous "cap ou pas cap" s'interroge la page d'accueil du site lundi-vert.fr, où chacun est invité à s'inscrire dans cette transition vers une consommation plus végétarienne.

Sur le site, une équipe de chercheurs issus de plusieurs institutions proposera d'accompagner chaque semaine les nouveaux flexitariens dans leur démarche, "dans le cadre d'un projet scientifique sur le changement durable des conduites alimentaires".

Lancement du premier "lundi vert" le 7 janvier 2019.

 

 

Pourquoi manger moins de viande ?

 

Bien que les chiffres soient encore timides (il y aurait environ 5 % de végétariens en France), le fait de ne pas manger de viande ni de poisson n'a plus rien d'étrange et le phénomène n'est pas près de s'arrêter, puisque chez les 16-25 ans, un jeune sur deux se dit prêt à réduire sa consommation de viande.

Les raisons ne manquent pas : respect des animaux, de la planète (déforestation et plantations OGM pour nourrir les bêtes...), mais également de sa santé.

 

 

Effets sur la santé :

 

Depuis les années 2010, de nombreuses études ont été publiées concernant les effets néfastes de la viande sur la santé. Elles montrent en effet que, plus on mange de viande, plus on risque d'être touché par le surpoids et l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer.

 

Les connaissances les plus abouties concernent les liens entre la viande et le cancer. En effet, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (OMS-CIRC), a classé la viande rouge et la viande transformée (saucisse, charcuterie, etc.) comme probablement cancérogènes et cancérigènes pour l'homme. La même année, une étude de l'Anderson Cancer Center (Houston, Etats-Unis), a lié la viande cuite au cancer du rein. La cuisson formerait deux substances : le PhIP et le MeIOx. Filtrés par les reins, ces produits y stagneraient, augmentant ainsi le risque de développer un cancer. La viande grillée serait la plus néfaste d'entre toute, en générant des amines hétérocycliques et des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des molécules également cancérogènes.

 

Pour le cancer colorectal, le mécanisme diffère. Des chercheurs de l'Inra ont mis en lumière le rôle du fer dans la viande rouge et la charcuterie

 

 

Effets sur la planète :

 

La croissance de la consommation de viande continue dans le monde et constitue la plus importante menace pour la biodiversité. La pression sur les écosystèmes est telle qu’elle contribue à l’extinction d’espèces naturelles, conclut une nouvelle recherche universitaire américaine. Les scientifiques recommandent donc une réduction de l’alimentation carnée.

 

La production mondiale a déjà été multipliée par quatre depuis 50 ans, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes. Résultat : un citoyen issu d’un pays industrialisé consomme aujourd’hui 76 kilogrammes de viande par année (167 livres), contre 43 kilogrammes en moyenne dans le monde.

Cette tendance lourde a bien sûr un impact majeur sur l’utilisation des terres. À l’heure actuelle, les pâturages nécessaires aux animaux accaparent déjà 70 % des terres cultivables sans compter 10 % uniquement pour la culture du grain nécessaire pour les nourrir. Et plus de 20 % de toute l’eau consommée sur Terre sert à la culture de ce même grain.

 

Le problème, c’est que les régions qui connaissent une forte hausse de la part de la viande dans l’alimentation (Asie, Afrique, Amérique latine) sont aussi des zones de très grande biodiversité. Les scientifiques estiment donc que la production animale représente une menace très sérieuse pour l’ensemble de la faune et de la flore.

En Amazonie, par exemple, près de 75 % des vastes régions naturelles perdues l’ont été au profit de la production de viande ou des céréales nécessaires pour nourrir les animaux.

 

Les travaux des chercheurs conduisent à une conclusion déjà présente dans d’autres études : l’humanité doit impérativement réduire sa consommation de viande. Ils suggèrent notamment de manger davantage de légumes, mais aussi d’opter pour des viandes qui accaparent moins de ressources que le bœuf, soit le poulet, le porc ou alors le poisson.

 

Certains montrent aussi du doigt le gaspillage alimentaire mondial, qui équivaut à jeter à la poubelle 30 % de toute la production planétaire. La FAO estime qu’en éliminant ce gaspillage, qui équivaut à 1,3 milliard de tonnes chaque année, il serait possible de régler une partie des problèmes de faim dans le monde.

 

 

Alors, pourquoi ne pas se passer de produits carnés, tout simplement ?

 

La viande n’est absolument pas indispensable à l’équilibre alimentaire : dans tous les pays développés, elle peut être remplacée par des végétaux, lesquels fournissent des protéines et des nutriments que l’organisme peut assimiler

 

Les qualités nutritionnelles de la viande ne la rendent pas indispensable. Seuls les nutriments qu'elle contient se révèlent essentiels, ce qui n'empêche en rien de les trouver ailleurs. À savoir : des protéines, du fer, du zinc et quelques vitamines - notamment du groupe B et en particulier la B9 et la B12. Mais si l'on choisit d'exclure la viande, il faut alors d'autant plus veiller à l'équilibre de son assiette.

 

Végétarien ou végétalien, il convient d'associer des sources de protéines variées : des céréales (riz, pain, semoule) et des légumineuses, comme des lentilles et des haricots. L'ensemble fournit alors toutes les briques de base de nos protéines - les acides aminés - y compris ceux que notre corps ne sait pas synthétiser lui-même, dits "essentiels". Et le monde végétal offre d'autres composants bénéfiques, comme les antioxydants et les fibres

                                                 

                                                                

ATTENTION !

 

Beaucoup d’industriels de l’agro-alimentaire, convaincus de l'avenir des produits vegan, se sont engouffrés dans ce nouveau marché. Ils proposent à grand renfort de publicité attractive (étiquette » végétarienne » qui suggère l’idée de produit meilleur pour la santé), des produits de remplacement qui, pour être « vegan » n’en sont pas moins, pour la plupart hyper industriels, hyper transformés et bien loin du naturel rêvé et de la bonne santé !

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